Page d'accueil
Arrivage en cours
Qui, Quand, Oł?
Comment exposer?
Comment acheter?
Adhérer
Les Ateliers en résidence
Les Arts de la Scène
Atelier Musik et Scène
Les Artistes de l'Arrivage
Saison en Cours
Saison 5
Saison 4
    23ème arrivage
    Qualité Féroce
    22ème arrivage
    21ème arrivage
    Les brouettes de Noel 2011
    20eme arrivage
    19ème Arrivage
    Arrivage d'été 2011
    Réalités Nouvelles
       Les Artistes de Réalités Nouvelles
       Photos et video
    L'Inventaire
Saison 3
Saison 2
Saison 1
Les prochains arrivages
Les marchés de l'Arrivage
Les Conférences-Débats
Revue de presse
Le Club Partenaires
Les amis de l'Arrivage
Commande du livre

Bio Marc Michiels



Etats d'âme

Marc Michiels inscrit son travail à contre-courant d'une histoire picturale qui, au cours du siècle dernier, a cherché à se dégager de l'emprise grandissante des supports technologiques au service de la reproduction du réel – de la photographie en premier lieu. Comme par esprit de contradiction, il utilise l'outil photographique de manière picturale, pour le pervertir : ses photographies ne sont pas imitatives mais créatives ; elles se réfèrent moins aux formes déjà existantes du monde extérieur qu'à un " état d'âme " selon l'expression de Kupka. Elles saisissent les formes et les couleurs dans leur mouvement, ne les fixent pas sur la pellicule. Le monde est en mutation, se transforme, passe d'une forme, d'une couleur à une autre, continuellement – c'est l'hypothèse de base. Pas de compositions, de découpages spatiaux préétablis : l'image est le lieu de passage du visible vers l'invisible, de l'objectif vers le subjectif, ou plutôt sert de support à la projection des états d'âme. Des couches colorées se sédimentent, témoignent d'une évolution des sensations ressenties dans le temps. Sur un fond fabriqué ou donné (collages géométriques des " Abstractions mélancoliques ", peintures des " Tableaux photographiques " et des " Photographies stéréoscopiques "…), un regard se pose, en opacifie la lecture, crée une profondeur faite de prismes colorés qui se superposent comme autant de moments vécus.

Alexandre Wong - Site 2006





Sensation colorante


Ma recherche photographique, très liée à l'univers pictural et à sa représentation symbolique, tant au niveau des formes que des couleurs, met en pratique la loi des contrastes simultanés des couleurs qui permet de prévoir les modifications chromatiques que subit chaque support par suite de la juxtaposition d'un autre support coloré… Dans un premier travail, j'ai voulu mettre en valeur l'image d'une femme insaisissable traversée de lumières étranges et établir un lien entre l'image photographique et la peinture par le recouvrement sur le tirage d'un dessin pointilliste. Dans un deuxième temps, j'ai mis en scène un point aveugle de disparition par la mise en mouvement de gélatines, matières plastiques transparentes colorées placées entre l'objectif et des découpages colorés abstraits ou des tableaux appartenant à des Musées nationaux (Carnavalet, Le Prieuré, Orsay, et le Louvre). Ces déplacements de gélatines colorées ont été par la suite appliqués à fond réel non pictural au travers d'une peinture écran agissant comme un négatif de couleur sensible. L'illusion, substance obtenue par l'emploi d'une colle servant à maintenir les gélatines colorées, renvoie à l'aspect matière d'un tableau.

Ainsi, au lieu de percevoir un simple découpage coloré ou un tableau, ces motifs picturaux sont intégrés, modifiés grâce au maniement d'une surface de type inframince. L'observation au travers des gélatines colorées permet de souligner les couleurs dominantes par chevauchement de plans de clarté transparente. Deux couleurs sont principalement utilisées : le rouge, couleur de la lumière permet une régénération de l'œuvre, le bleu, couleur de l'ombre, attire la conscience du regard vers l'infini ; enfin le vert régule ces deux interférences chromatiques. Le module lumière coloré projeté sur les gélatines entre en résonance, se transfigure, s'enroule dans leurs propres énergies de représentations créant ainsi l'apparition de formes. Ce qui nous est donné à voir n'est considéré qu'à travers l'intimité effective du regard : il s'agit plus de proposer une image subjective que de témoigner d'un héritage plastique ou esthétique de l'œuvre. L'espace coloré ainsi obtenu tend plus à gommer la représentation du visible qu'à le sublimer. Il ne s'agit donc pas de substituer ce tableau photographique à la réalité picturale elle-même, mais de comprendre comment ces deux supports participent d'une même problématique, celle de la structuration optique.

Certaines de ces images rendent compte du rapport entre l'opacité et les zones claires transparentes, traduisant ainsi le corps de l'âme. Ces différents états de conscience affective permettent de fixer l'image mentale, de montrer le lien qui existe entre le plan des apparences sensibles et l'espace des réalités inconnues. Enfin, ces différents plans d'immanence explorent la genèse des formes et des couleurs en essayant de saisir l'entre-deux de ces mondes par des tensions lumineuses. Mon univers photographique s'inscrit au croisement du champ représentatif de l'abstract et celui de la figure : abstract en tant que forme, figure en tant que représentation de l'affect, ils convergent par instinct, tempérament dans la voie d'une sensation colorante.



Michiels - Monographie 99 - 03 (2003)





L'objectif retourné


A rebours d'une photographie qui tente de nous faire croire en une objectivité de notre regard sur le monde, Marc Michiels intériorise ce qui se trouve devant son objectif. Au lieu de se tourner vers un objet à examiner, il rapporte à soi, récupère, intègre jusqu'à éprouver l'extériorité d'objets qui posent de moins en moins. Au lieu de rendre compte de ce qui attend d'être fidèlement photographié, il malmène, déforme, masque petit à petit les motifs initiaux pour ne laisser apparaître que des impressions lumineuses et colorées. A la fixité des objets est préférée la mouvance de ce qui les éclaire.

Dans un premier travail, des silhouettes de femmes que l'on pourrait croire tirées de magazines de mode sont comme découpées et collées sur des fonds monochromes noirs et bleus. Ces découpages sont accompagnés de dessins en pointillé qui les soulignent, les prolongent, les mettent en perspective, les cadrent, les mesurent, les décorent. A cela viennent s'ajouter des effets lumineux qui les picturalisent, les colorent, leur donnent une matière. Ces trois surimpressions plastique, graphique et picturale n'appartiennent pas à l'image photographique, elles la composent bien plutôt, la prennent pour support. Indépendantes l'une de l'autre, elles se superposent sans réellement se rencontrer, se confondre comme si elles existaient au-dessus de l'image elle-même, comme si leur auteur les tirait vers lui.

Dans un deuxième travail que l'on peut qualifier d'abstrait, Marc Michiels élimine l'élément graphique – les dessins en pointillé – pour ne retenir que des découpages qu'il géométrise et des jeux de lumière qu'il complexifie : sur un fond monochrome en papier accroché au mur sont découpées et collées des formes géométriques colorées – des ronds, des rectangles…-, vertiges des silhouettes féminines maintenant oubliées ; entre le fond et l'objectif de l'appareil photographique sont maintenus des rouleaux de gélatine colorés. Deux déplacement sont opérés : les silhouettes féminines photographiées se réduisent à des formes en papier qui sont effectivement collées sur un fond ; les gélatines posées jusqu'alors devant des projecteurs – comme elles ont l'habitude de l'être dans les salles de théâtre – sont, quant à elle, placées devant l'objectif. Nous passons de photographies qui imitent les formes plastiques à des images plastiques qui ressemblent plus à des photographies. Deux formes plastiques sont conjuguées successivement : le collage puis le maniement sculptural de rouleaux de gélatine qui, en prolongeant la forme cylindrique de l'objectif, masquent la distance qui sépare l'appareil du fond sur lequel sont collés les découpages. Ainsi, au lieu de percevoir un collage fixé au mur devant nous, nous le voyons intégré au maniement d'une matière gélatineuse à travers laquelle il transparaît. La fusion des surimpressions est réalisée.

Située à la rencontre de la vision du collage et du modelage des gélatines, de la distance et du contact, du retrait et de l'exposition lumineuse, l'image nous enferme désormais dans la vision de son auteur, dans une dynamique du coup d'oeil, dans une constitution du monde plus que dans sa donation. Marc Michiels interroge son regard, ce qui lui est donné de pouvoir voir, laisse de côté le souci que le photographe a de révéler le plus adéquatement possible l'objet qu'il fixe.
La question : « Que puis-je voir ? » s'est substituée à la question : « Comment voir ? ». L'objectif est comme retourné : nous voyons des impressions, des états mentaux, l'intimité d'un esprit.



Alexandre Wong - Abstractions mélancoliques éditions Tanguy Garric (2001)

France
www.marc-michiels.com
http://hanagumo.wordpress.com
marc.michiels1406@gmail.com
Galerie Binôme : http://www.galeriebinome.com

Musées - Bibliothèques - Artothèques

/ 2004 : Invalides, Paris.
/ 2003 : Carnavalet, Paris. Maurice Denis, Saint Germain-en-Laye.

Bibliothèque Nationale de France, Paris aux passions joyeuses,
Monographie 99 - 03
L’esprit des mutations
Montmartre, la mémoire de tes chemins
Le Marais, la légende des pierres
Bibliothèque Nationale de Luxembourg Abstractions mélancoliques, Luxembourg  
Principauté de Monaco Abstractions mélancoliques
Bibliothèque d’Art et d’Archéologie à Genève L’esprit des mutations, Suisse
Bibliothèque de la Maison Européenne de la Photographie Monographie 99 - 03
L’esprit des mutations, Paris
Bibliothèque Mazarine, Paris Le Marais, la légende des pierres
Hennebont L’esprit des mutations, Morbihan
Vitré Abstractions mélancoliques, Finistère  
Caen Abstractions mélancoliques, Calvados  
Nantes Abstractions mélancoliques, Loire-Atlantique  
Annecy Abstractions mélancoliques, Haute-Savoie  
Albi Abstractions mélancoliques, Tarn  
Oullins Abstractions mélancoliques, Rhône-alpes  
Grenoble Abstractions mélancoliques, Isère  
Gardanne Abstractions mélancoliques, Bouches-du-Rhône 
Médiathèque de l’institut franco-Japonais, Japon aux passions joyeuses,
Montmartre, la mémoire de tes chemins
Le Marais, la légende des pierres
Editions

/ 2010 : aux doigts de bulles, Ed Ragage.
/ 2009 : aux passions joyeuses, Ed Ragage.
/ 2006 : L’esprit des mutations, Ed Jannink.
/ 2004 : Les musées Parisiens, Ed Action artistique de la ville de Paris.
/ 2003 : Monographie 99 - 03, Ed Les coccinelles associées.
/ 2001 : Le Marais, la légende des pierres, Ed Hervas. Montmartre, la mémoire de tes chemins, Ed Hervas.
/ 2000 : Livre d’art : Abstractions mélancoliques, Ed Tanguy Garric.

Résidence

/ 2010 : Résidences : Monastère de de Saorge - CMN, Alpes Maritimes.

Prix

/ 2010 : Yûshû-shou (Prix d’excellence) Abstractions mélancoliques - salon TokyoTen.
/ 2000 : Prix Fondation E.D.F France.

Expositions personnelles


/ 2008 : Galerie Philippe Gelot - Corps & Corpuscules, Paris.
/ 2003 : A.D.P Aéroport de Paris - Lumière de l’âme, Orly.
/ 1999 : Espace Dupon Bastille - Pictorialisme, Paris.

Expositions collectives

/ 2011 : 65e Salon de Réalités Nouvelles - Transition des phénomènes, Parc Floral de Paris. 14e Salon de bibliophilie contemporaine Page’s, Paris. 29e Marché de la poésie, Paris. 08e Livres en mai, Paris. ENSEMBLE # 1 - galerie Binôme, Paris.

/ 2010 : 64e Salon de Réalités Nouvelles - Hana Gumo, Parc Floral de Paris. 221e Salon des artistes Français - Hana Gumo, Grand-Palais Paris. 36e Salon de Tokyoten - livre d’art : Abstractions mélancoliques, Tokyo. 10e Salon Internationale Biennale de l’Art Miniature - Hana Gumo, Buenos Aires/Corporation Augustin Chenier, Québec. 13e Salon de bibliophilie contemporaine Page’s, Paris. 03e Salons des arts de Maisons Laffittes - Oe, Yvelines. 28e Marché de la poésie, Paris. 07e Livres en mai, Paris. Art Space - Hana Gumo, Ginza - Tokyo. l’Atelier(s) du Figuier - «Etats du corps» - galerie Binôme, Paris.

/ 2009 : 63e Salon de Réalités Nouvelles - Oe, Parc Floral de Paris. 220e Salon des artistes Français - Oe, Grand-Palais Paris. 35e Salon de Tokyoten - Dépossession, musée national à Ueno Tokyo. 12e Salon de bibliophilie contemporaine Page’s, Paris. 27e Marché de la poésie, Paris. 06e Livres en mai, Paris.

/ 2008 : 62e Salon de Réalités Nouvelles - Dépossession, Parc Floral de Paris.11e Salon de bibliophilie contemporaine Page’s, Paris. 05e Livres en mai, Paris.

/ 2007 : 61e Salon de Réalités Nouvelles - Altérités fragmentaires, Parc Floral de Paris. 10e Salon de bibliophilie contemporaine Page’s, Paris. 25e Marché de la poésie, Paris. 04e Livres en mai, Paris.

/ 2006 : Le livre d’art contemporain : L’esprit des Mutations, Artcurial Paris. 09e Salon de bibliophilie contemporaine Page’s, Paris. 03e Livres en mai, Paris.

/ 2005 : 23e Marché de la poésie, Paris. 08e Salon de bibliophilie contemporaine Page’s, Paris.

/ 2004 : Phoenix Gallery - Tableaux photographiques, New York. «Les musées parisiens» : A.A.V.P - Stéréoscopiques, musée Pasteur, Paris. 22e Marché de la poésie, Paris.

/ 2003 : 12e Biennale internationale de l’image - Lumière de l’âme, Nancy. 06e Salon de bibliophilie contemporaine Page’s, Paris.

/ 2002 : Galerie Philippe Gelot - Abstractions mélancoliques & Lumière de l’âme, Paris. Espace Tiphaine - Lumière de l’âme, Paris. 05e Salon de bibliophilie contemporaine Page’s, Paris.

/ 2001 : Galerie Philippe Gelot - Abstractions mélancoliques, Paris. 17e Salon de l’estampe contemporaine, Paris.

/ 2000 : Galerie Philippe Gelot - Pictorialisme, Paris.10e Salon de la revue - Pictorialisme, Paris.

/ 1999 : Bibliothèque historique de la Ville de Paris.


 


Haut de la page

Pierre Michelot / Marc Michiels

Desinscription plan du site Adresse, tél Contact