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Hommage à Stelio Marz et Maurice Legendre

Maurice Legendre

MAURICE LEGENDRE ,PASSEUR D’ETERNITE par Christian Noorbergen.
L’immensité barre l’horizon, et l’espace est vertical…
D’équilibre à la fois fort et ténu, en degrés abrupts, en faux-pas maîtrisés, à la limite extrême de la chute fatale, l’art de Maurice Legendre est d’élan saisissant, de pression sourde, d’obstacle dur, et d’élévation nue.
Grandioses dessins de pierre, tous morcelés, ancrés dans la terre, et comme reconstruits sans cesse par les hauteurs.
Maurice Legendre, assombri par le vide, noircit durement l’étendue… Une tension fabuleuse et vive s’instaure, en énergie tragique, en force implacable, en instabilité fragile, et du sol vers les cieux. Cherchant la plénitude, elle délivre des clartés semblables à la peau humaine, des éclairs d’intime lumière, et des accents de sombre automne.
Regardez : entre ces corps de pierre, ces couples sculptés, et ces polyptyques opacifiés, on ne voit que trous de ténèbres… Et des visages qui s’arrachent à l’obscurité.

De frontalité massive, l’oeuvre de Maurice Legendre, lourde d’épaisseur terrestre, est charnelle et minérale. Son art unit le corps et l’abîme, la matière et le ciel. Sacralité pierreuse en forme de muraille.
Tout fait bloc. Stèles de mémoire et d’oubli…
Regardez : sur la peau des pierres, partout, de dures traces corporelles, d’infimes chemins de chair, et de cruelles nostalgies d’amour.
Une face innombrable parcourt tous ses visages. Inouïe et brutale. Obsédante et muette.
Passant la fin des ruines, les pierres sublimes de Maurice Legendre, nées d’implacables dessins et de sculptures-autels, sont d’intemporels repères qui cernent la colossale puissance du génie de l’humanité.
Ils disent que l’art est une immense falaise, où se brisent, pour un temps, les vagues du temps. Et derrière elles, ultime passeur d’éternitè, l’artiste s’efface.
Emplies d’énergie vitale, ses oeuvres protègent. Elles ont absorbé la durée. Elles veillent dans le silence.
Les sculptures de Maurice Legendre, et ses grands dessins de pierre, ont le goût infini de l’homme. Au regard, la vie tient tête.
Jamais vaincu, toujours l’homme s’élève, fût-ce vers la mort.



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Stelio Marz

UNE METAPHORE DE LA CREATION
Ce que crée Stelio Marz, c’est une vertigineuse métaphore de la création : l’espace en création continue : en lents mouvements métamorphiques, aussi bien infime poussière de vie que gigantesque poussée cosmique...
Naviguant en haute couleur et tranchant l’étendue, Stelio Marz atteint l’équilibre absolu de la forme et de la couleur, et dans l’impossible paysage de l’art, chacune est le secret de l’autre.
L’art ici puise à ses propres sources. Lente explosion dans l’abîme du dedans, implosion fluide dans le dehors extrême où l’ascèse noire et blanche rythme la paix verticale.
Ce que crée Stelio Marz, c’est l’état de nudité de la création, sans espérance et sans ombre, dans la lumière sans éclat de l’étendue-couleur.
Ces formes abstraites sont d’abord puissances de couleur. Le miroir, qui ouvre les espaces, est au secret au creux de l’oeuvre ; et ces formes, allusivement humaines, semblent naître de leur propre exubérante vitalité.
Présence aussi fabuleusement concrète qu’un cri de couleur à vif. Et l’espace brûle ...
Dans une cascade arrêtée de formes expansives comme des geysers, ou rétractiles comme fleuve vivant à rebours, soleil de nuit, sang de flamme, l’art dépoussière le monde.

Christian Noorbergen.

L’œuvre immaculée de Stelio Marz

Intenses, infiniment intenses, les sources créatrices de l'effervescence africaine. Ce sont d'abord traces d'êtres, rivières de signes, êtres-fils et filaments aventureux. Silhouettes fascinées de virulences végétales animales, libres de masse et de lourdeur.
Toujours tendue de vive clarté, l’œuvre de Stelio Marz est sans ombre. Et le grand corps peint de l'espace sans borne, ses couleurs s'éveillant dans ses veines, se déploie en forces vives, en réseaux silencieux d'artères éclatées.
Stelio Marz organise le monde à partir de ses couleurs, maîtrisées, décantées et pacifiées. Passées loin la sécheresse première du cercle et du carré, ces extases formelles, dures et douces, se cherchent et s'envahissent. Elles fécondent l'univers qui, subtilement, se multiplie, s'aventure sans fatigue, vivant sans limite sa vie d'espace ivre d'espace.
Dans l’œuvre contemplative de Stelio Marz, dans le vertige sans fin d'une création saisie à la gorge, chaque forme e dédouble indéfiniment, piégeant l'infini dans l'intervalle, écho d'univers s'abandonnant à la jouissance de sa pure existence.
Ainsi s'accomplit l'alphabet immaculé du peintre.

Christian Noorbergen



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Bio Stelio Marz

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